Le besoin du vide

Je me sens dans un drôle d’état. C’est peut-être le film. C’est peut-être le vin. C’est peut-être toi.

Indubitabilité. Dissociation. Fiction à la réalité. C’est peut-être vrai que de trop aimer brouille les cerveaux tout autant que les âmes. Pas aussi évidement que les coeurs.

Il me semble toujours goûter ta peau au fond de ma gorge.

T’écrire m’est étrange. Comme un manteau, glissé d’un navire et balottant, silencieux, sur la mer froide et salée. Comme s’il n’y aura jamais de réponse. Puisque nous ne nous écoutons pas.

Je n’ai pas besoin de toi.

Et c’est pour ça que je te veux. Tu me rapelles de ce que j’étais avant, et malgré ta chaleur, malgré ta tendresse, malgré tes pirouettes et tes coups de cils, je ne t’envie pas et par conséquent, je ne m’envie plus non plus.

Mais je te parle tout de même, et tu me parles tout de même, et nous nous connaissons tout de même, et nous dansons quand même. Si tu arrêtais de creuser si dur pour me comprendre, tu le saurais peut-être déjà, et si je te laissais creuser en moi, ma balle se dégonflerait, le plastique cédant, le fruit se séchant. Si on se laissait faire, peut-être serions nous heureux.

Pas grand chose ne change.

Pourtant je me dis heureuse. Et pourtant je le suis.

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